17 juin 2009

aujourd'hui, c'est mercredi!!!!





i'm nobody! who are you?
are you nobody, too?
then there's a pair of us -don't tell!
they'd banish us, you know.

how dreary to be somebody!
how public, like a frog
to tell your name the livelong day
to an admiring bog!

emily dickinson

16 juin 2009

Mon cerveau observant une journée d'abstinence
Dans une courbure obstinée de l'espace temps
Je peux affirmer en tout état de cause
Qu'aujourd'hui je cogite avec mon cul.


15 juin 2009


l'oeuf ou la poule:
espace/temps dans ton cul

nous avions pris l'habitude 
de mettre nos doigts sales partout...
que c'est en touchant tout
que nos mains s'encrassaient...



MoRT eN CoMBaT SiNGuLieR.




back to the 20's...
un gros piano bien lourd
en guise de percussion.

d'abord préparer le piano.
1) enfoncer avec goût et précaution des stylos bic bleus, verts et rouges, des gros clous ainsi que des gommes entre les cordes à l'intérieur du caisson noir (mais pas trop près des chevilles).
ensuite lâcher les loups.


2) frapper sans précaution les touches avec les doigts
ou à pleines mains sans trop se soucier desquelles.
3) enchaîner les coups en respectant toutefois la répétition d'un leitmotiv rythmique, qu'il soit binaire ou non. ne pas hésiter à le faire progresser jusqu'au seuil de jouissance requis.
(notez qu'une seconde personne peut éventuellement arriver de nulle part pour marquer le tempo en frappant de toutes ses forces contre le caisson noir du plat de la main et du poing alternativement, ou bien à l'aide d'un ou de plusieurs ustensiles quels qu'ils soient.)

... alors là nom de dieu dans l'assemblée les gens, pour peu que le rythme interpelle leurs épaules, leurs cous, qu'il s'insinue de l'échine à la courbure des hanches ou qu'il les prenne par derrière, dansent à en perdre haleine. on croirait des fous.
aussi en étant suffisamment attentif, on peut sentir le temps commencer à se plier, puis se déchirer en divers petits fragments comme autant d'étoffes tantôt rugueuses tantôt soyeuses qui parfois parviennent à se superposer. là c'est beau.
(par ailleurs, pour une ligne de basse grassement monolitique,
l'utilisation d'un moteur de harley est vivement recommandé.)




j'ai le choix...

pratiquer le mass murder en centre-ville,
ou...

repeindre le ciel en bleu...
C'est lundi... Youpi !

13 juin 2009

Avec un brin de décadence saine....


un peu de morale zen pour le week-end...
................................


"l'art de voir est la seule vérité"
krishnamurti



"toutes les images sont des mensonges,
l'absence d'image est aussi un mensonge."
bouddha


12 juin 2009

Vous avez dit guitare ?

Hé, en vla de la vrai guitare !


THREE GUITAR LESSONS





19h30 hier...


2 places gagnées pour un concert d'Anton Dvorak, 
interprété par le Ceska Filharmonie
Et nous voilà dans l'antichambre de la culture
J'ai nommé Le Palais des Beaux-Arts
ou Bozar pour les intimes.

Nid de bourgeoises endimanchées 
Repère de voyous bien-pensants 
Le champagne est de sortie
Nous traînons dans la cour des "grands"

Une bonne vieille Stella pour nous rafraîchir
Mais voilà que la faim nous tenaille
Sur le bar, de petits sandwichs mous nous font de l'oeil
Habile, le serveur nous décrit rapidement ce qu'ils décèlent

Pragmatique, je lui demande le prix 
Il me répond 2€50 non sans une légère torsion des lèvres
Je demande : " pour un sandwich ? "
Il me répond oui le visage confit de complaisance

Impossible alors de contenir un éclat de rire
Je pouvais aussi bien avaler 2 pièce de monnaie pour me rassasier
Pétris de complicité une question brûla nos lèvres :
" A ce prix là, vous êtes bien payés au moins?"

Le visage contorsionné du serveur
Tel un Mickey employé par Son oncle Picsou
Nous fit comprendre que non
Le sujet étais clos!

Je les ai vu par la suite
Engloutir ces sandwiches sans saveur
S'en mettre plein derrière la cravate
Et trouver çà tellement chic

Avec une coupe de champagne
On avalerait n'importe quelle couleuvre
Et la culture c'est comme un pot de rillettes!


11 juin 2009

8h45 ce matin.


 

 

Par la fenêtre :

 une jeune fille avec des chaussures classiques, la jupe obligeamment serrée à ras du genou, le cheveu lisse ébouriffé par le vent.

un homme en costume qui traîne un cadis derrière lui.

une gigantesque paire de fesses qui traverse la rue. rebondissement en rythme de la musette.

  

 A l’intérieur :

 Une jeune fille rousse tout de rouge vêtue.

Un garçon barbu aux cheveux longs et gras malgré une certaine classe.

Un troupeau de dames arborant fièrement un badge autour du cou, grands sourires plein les visages pour la plupart chaussés de lunettes bon marché.

Une femme à l’âge mûr élégant qui cache ses formes sous l’ampleur remarquable d’un tissu exotique.

 

2€50 le earl gray. Je fais durer.

 Juste là, à ma droite, une conversation enflammée. Encore des gens de culture. Le soucis de mystère de la metteure en scène. Le ton emprunté. L’inconfortable étroitesse du bureau.

 La serveuse du belga appuie sur play. arthur H. je mâche mon croissant au rythme lent de sa logorrhée. Quelque chose de langoureux. La voix mielleuse des gens de culture est désormais recouverte par son jazz nonchalant.

« travailler la base », « le fil du projet », « abus de forme », « elle s’éparpille » parviennent toutefois à émerger au dessus des notes chaloupées.

Je n’ose pas les regarder. Voir leurs visages qui doivent être beaux comme leurs voix redondantes de suffisance. Comme elles sont amusantes ces personnes investies, comme elles sont gonflées d’importance ! comme si ce qui les occupait était la meilleure des fuites possibles de la bassesse de leur condition et de l’angoisse qu’elle suscite. Point d’angoisse dans ces voix-là, beaucoup de certitude. Et d’ affirmation.

Ce qui est beau c’est sentir comment ce sentiment d’importance pulvérise toute la délicatesse du reste. Et Je me dis que toute personne qui parle de son travail, si tant est qu’il s’agisse de culture et qu’elle en soit gratifiée, est un paon qui fait la roue. 



un peu de compassion toutefois...


Rubbish?
Whatever !

But with pace
Ooooooooh yeah!

10 juin 2009





Notes: 
The French expression n'importe quoi 
has a few different uses. 
Normally it means 
"anything", 
as in 
je ferais n'importe quoi pour niquer - 
"I'd do anything to screw."

Informally, 
N'importe quoi ! 
or 
C'est du n'importe quoi !
means 
"Nonsense!" (US) 
or 
"Rubbish!" (UK) 
Another possible translation is 
"What the fuck are you talking about?!"

Though not a perfect equivalent, 
n'importe quoi 
is also 
the best translation 
I've found for 
"whatever!", 
the (primarily) adolescent expression of dismissal. 

Examples:

   Ce blog c'est tout et n'importe quoi.
   This blog is anything and everything.

   N'écoute pas betty - elle dit n'importe quoi.
   Don't listen to betty - she's talking nonsense.



let's dance
...










Sans transition :

La minute détente !



Tu L'aS DiT BeTTy !

9 juin 2009

avec des cheveux c'est mieux!


hé hé,
la chanson n'est pas transcendante, 
mais le clip me fait marrer...



Dans la famille " Le ridicule ne tue pas " :

Je voudrais les enfants du CDH

Ou le slogan politique le plus grotesque qu'il m'ait été donné à voir !



Mais le défi de 4 jeunes bruxellois gnagnagna...

Pour les habitants du pays de F,
le CDH est l'ancien parti chrétien belge.
Et çà c'est un comble!

Y'a plus de jeunesse ma bonne dame !...

de l'art du pléonasme...


ou comment la politique en fait dûment usage.


on pourrait croire que
la redondance dans les termes
décuple la noblesse
de la proposition.
(...)

quand j'entends ouïr 
d'aucun sourdre
que le
DÉBAT PARTICIPATIF
a du bon,
je me demande bien à quoi 
pourrait bien ressembler un débat 
non-participatif.
à un monologue,
un cours magistral,
un discours politique
ou un cri, peut-être.
encore qu'aucun de tous ceux-là ne soit débat.
se contentent d'ébats...


quand j'entends ouïr 
d'aucun anonner fièrement sage que
l'AGRICULTURE BIOLOGIQUE
est préférable à tous niveau,
je souris doucement,
imaginant à quoi pourrait bien
ressembler une
agriculture non-biologique.
à un sac en plastique vide probablement.


quand j'entends ouïr
tel autre au sujet du
TRI SÉLECTIF,
j'ai le cerveau qui se mord la queue.
d'abord trier et ensuite sélectionner,
ou l'inverse?
l'oeuf ou la poule?


quand j'entends ouïr
d'aucun balbutier
qu'un DÉVELOPPEMENT DURABLE
doit en passer par
une ARCHITECTURE DURABLE,
là j'ai carrément les commissures qui tremblent.
comme envie d'aller méditer la question
devant le mur des lamentations.


il y en a d'autres encore
que j'entends ouïr
dans leur petite culotte
à l'idée d'une 
DÉMOCRATIE SOCIALE.
j'étouffe un sanglot
à l'idée qu'une démocratie pourrait bien ne pas l'être.
nous aurait-on menti depuis le début?
mais...
socrate, platon auraient été des grosses pourritures
que c'eût été de
NOTORIÉTÉ PUBLIQUE,
non???

7 juin 2009

"un beau jour, le pouvoir sera bien contraint de pratiquer l'écologie. une prospective sans illusions peut mener à penser que, sauf catastrophe, le virage écologique ne sera pas le fait d'une opposition très minoritaire dépourvue de moyens, mais de la bourgeoisie dirigeante, le jour où elle ne pourra plus faire autrement. ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui restera, et qui après l'abondance géreront la pénurie et la survie. car ceux-là n'ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au développement qu'à l'écologie: ils ne croient qu'au pouvoir, qui est celui de faire ce qui ne peut être fait autrement."
le feu vert, 1980

5 juin 2009

BoN wEeK-eNd!!!

Aaaaaaaaaaaaaaaaaah
Dimanche, les urnes vont frétiller
Au rythme de nos voix
Ou pas...


"On ne ment jamais tant qu'avant les élections,
pendant la guerre et après la chasse .
"
George Clémenceau






HiHi !

3 juin 2009

éperdu de fleurs
stupéfait à la lune
le papillon!
(chora)

le papillon voletant -
je me sens moi-même
une créature de poussière
(issa)


un papillon
s'est envolé
du nez du grand bouddha
(issa)


le papillon bat des ailes
comme s'il desespérait
de ce monde
(issa)


comme compagnon
je demande au papillon
d'être du voyage!
(shiki)


quand le papillon disparut
mon esprit
revint à moi
(wafû)
Mmmmmh,
ça sent le papillon de lumière!
Aaaaaaaaargh.

Pour éviter ce dérapage,
Je propose ce petit chef-d'oeuvre

2 juin 2009


Qui es-tu Tina Chen ?

Votre vénérable serveur vous a proposé
pendant quelques heures insondables
une vidéo de Tina Chen diffusée sur Youtube.
Cette jeune fille nous expose ses talents de danseuse et de chanteuse
sur le rythme d'une chanson à la mode.
Nous, les voyeurs, passerons d'un exquis rictus du coin des lèvres
à un rire de gorge déployée.
Nous, les adorateurs du second degré, resterons quelque peu déconcertés, stupéfaits, déconfits.
Nous, les autres, dirons que c'est bien médiocre.
Pauvre Tina ne percera probablement jamais dans le show-business.
Betty a décidé de retirer cette vidéo après qu'on lui ait appris qu'il s'agit
d'une handicapée mentale dont se moque déjà le monde entier.
Nous ne mangeons pas de ce pain là.
Vue sous cette perspective, cela soulève le couvercle du bon sens
d'une marmite qui déborde de conscience.

Mais qui es-tu donc Tina Chen ?

Que nous dit l'habit du moine?
Tina est adolescente, américaine d'origine chinoise.
A mon humble avis, elle chante comme un pied, manque cruellement de souplesse mais semble prendre un réel plaisir devant cette caméra.
Je n'ai pas de réquisitoire contre le n'importe quoi.
Je fais aussi parfois n'importe quoi.
Le n'importe quoi apporte aussi son petit ballot de joies.
Mais que se passe-t-il lorsque la porte de l'intimité s'ouvre ?
Que du miroir de la chambre, notre reflet apparaisse soudain
sur des milliers d'écrans ?

Que change le handicap, si handicap il y a ?
Quelle est la différence entre Tina Chen et Rémi Gaillard ?
Qu'est-ce-qui les rapproche?

D'où vient cette frénésie de crever l'écran ?

La religion avec son autorité ecclésiastique persiste dans son message :
Dieu est Grand, Dieu est Gloire
L'Homme est petit et faible.
Mais il a raison Monsieur le Curé :
l'Homme en tant qu' individu n'est pas grand chose.
Sa vie en terme de longévité
est insignifiante.
Mais dans son ensemble ?
ça fait déjà un bail qu'il traîne sur terre, qu'il se développe, qu'il se multiplie!

Si je raisonne (ça arrive aussi parfois)
Ces humains qui s'individualisent de plus en plus
se sentent donc de plus en plus insignifiants.
Mais n'est-ce pas insupportable d'être insignifiant ?

L'Homme n'a de cesse que de laisser des traces de son passage terrien.
Des grottes de Lascaux à Youtube il n'y a qu'un pas technologique.
Accéder à l'éternité.
C'est peut-être pour cela qu'il y a tant d'artistes
du dimanche et du lundi.
C'est peut-être pour cela que nous nous reproduisons
même dans un contexte pourri.
C'est peut-être cela qui nous rapproche moi, Tina et Rémi.
Avoir un bout d'éternité,
Aussi illusoire soit-il...

Je suis vu(e) donc j'existe.
Je suis connu(e) donc j'existe.


Et lui a dit :
"C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui."

N'est-ce pas Tina Chen?...